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Options de soins

Comprenez les options de soins pour votre parent.

Spitex, auxiliaires privés, accueil de jour, résidence avec services, EMS. Chaque solution correspond à une situation précise — et chacune a sa façon de mal tourner. Voici comment une famille suisse devrait vraiment y réfléchir.

Une fille tient la main de son père âgé à la table de la cuisine
La version honnête

Les cinq vraies options.

Nous avons retiré le jargon marketing et les particularités cantonales. Les coûts sont des fourchettes typiques 2024–2025 pour la région genevoise.

Spitex (soins à domicile)

Parent autonome, besoins médicaux occasionnels

CHF 50–80 / h (largement couvert par l'assurance)

Le Spitex public et privé diffèrent en disponibilité, langues et continuité de l'intervenant.

Auxiliaire privé 24h à demeure

Parent à domicile, soutien quotidien important

CHF 4 000–7 500 / mois

La qualité varie beaucoup. Les contrats, permis de travail et remplacements comptent.

Accueil de jour

Déclin cognitif, parent isolé, répit pour l'aidant familial

CHF 90–180 / jour

Excellent pour la vie sociale — listes d'attente à Genève.

Résidence avec services

Souhaite son propre appartement avec soutien sur appel

CHF 4 000–9 000 / mois

Produit « art de vivre ». Lisez attentivement l'annexe des prestations médicales.

EMS

Besoins médicaux lourds, démence, fin de vie

CHF 7 000–12 000+ / mois brut

Le coût est partagé entre assurance, canton et résident. Forte variation entre cantons.

Dans votre bilan

Nous nous asseyons et décidons laquelle convient — vraiment — à votre parent.

  • Une évaluation claire des besoins médicaux et quotidiens de votre parent.
  • Une projection de coûts sur 12 mois selon deux ou trois scénarios viables.
  • Les noms d'équipes Spitex, de résidences et d'EMS vérifiés dans votre canton.
  • Quoi demander, quoi refuser de signer, et où les familles paient généralement trop.
Questions fréquentes

Choisir le bon type de prise en charge.

Comment savoir quand le domicile ne suffit plus — et qu'il faut une résidence ou un EMS ?
Il n'y a pas de seuil unique. Regardez trois choses ensemble : la sécurité (chutes répétées, oublis dangereux comme le gaz), l'autonomie (toilette, habillage, repas) et la charge médicale (le niveau de soins réellement nécessaire). Quand le dispositif actuel ne couvre plus le risque réel, on monte d'un palier — idéalement avant que la crise n'y oblige.
Quelle différence entre une résidence avec services (IEPA) et un EMS ?
L'IEPA est un logement : un appartement indépendant avec alarme 24h et encadrement social, où les soins éventuels viennent du Spitex/IMAD comme à domicile. L'EMS est une résidence médicalisée et complète, pour des besoins lourds, la démence ou la fin de vie. Beaucoup de familles passent directement du domicile à l'EMS et sautent l'option intermédiaire qui aurait mieux convenu.
Une auxiliaire 24h coûte-t-elle vraiment CHF 4 000–7 500 par mois ?
Cette fourchette n'est réaliste que si le cadre est légal. À Genève, une auxiliaire logée est une employée de l'économie domestique soumise à un salaire minimum impératif, et « 24h » ne peut pas désigner une seule personne en continu — le droit du travail impose repos et remplacements, d'où souvent deux personnes ou une agence. Prévoyez les obligations d'employeur (charges sociales, assurances, permis), pas seulement le tarif horaire affiché.
Le Spitex est-il couvert par l'assurance, et quelle différence avec une auxiliaire privée ?
Les soins sur prescription (Spitex/IMAD) sont financés via la LAMal — une contribution fédérale fixe par heure, une quote-part journalière plafonnée, et le canton couvre le reste. L'aide pratique (ménage, courses) n'est pas couverte par la LAMal et se facture à un tarif selon le revenu. Les auxiliaires privées comblent ce que le Spitex public ne couvre pas — présence de nuit, 24h/24 — et restent largement à votre charge, sauf la part « soins » prescrite.
À quoi sert un accueil de jour, et pour qui ?
L'accueil de jour prend votre parent pour la journée — excellent pour la vie sociale, et officiellement une mesure de répit pour l'aidant. Il convient au déclin cognitif ou à un parent isolé, et permet de rester à domicile plus longtemps. Attendez-vous à des listes d'attente à Genève.
Mon parent refuse toute aide. Peut-on l'obliger à accepter des soins ou à déménager ?
Si votre parent a encore son discernement, non — le droit suisse laisse une personne lucide faire des choix que la famille désapprouve, et on ne peut lui imposer ni Spitex, ni médecin, ni EMS. Les leviers sont le médecin de famille, un tiers neutre comme Pro Senectute, et l'introduction de l'aide par petits pas. Ce n'est que si le discernement est altéré et qu'il y a un danger réel qu'on peut signaler la situation au TPAE.
Combien coûtent les différentes options par mois, en gros ?
Fourchettes genevoises 2024–2025 : Spitex CHF 50–80/h (largement couvert) ; auxiliaire 24h CHF 4 000–7 500 ; accueil de jour CHF 90–180/jour ; résidence avec services CHF 4 000–9 000 ; EMS CHF 7 000–12 000+ brut, dont la famille paie en net en général CHF 5 500–9 500 après assurance et canton. Le montant réel dépend des droits que vous activez — c'est ce que nous calculons dans le bilan.
Peut-on changer d'avis plus tard si on choisit la mauvaise option ?
Oui — la prise en charge est une succession de paliers, pas une porte à sens unique. Beaucoup de familles passent du domicile avec Spitex à la résidence avec services, puis à l'EMS, au fil des besoins. L'essentiel est de garder le palier suivant prêt (par exemple ouvrir tôt le dossier d'EMS) pour ne jamais décider dans l'urgence.
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